Certains parlent de la mort du journalisme à l'ancienne qui faisait la part belle aux enquêtes longues de terrain, quel est votre avis ?
Il y a beaucoup de prophètes de malheur, en effet. Il n'y a pas le journalisme traditionnel ou le journalisme moderne, il y a le journalisme. Celui-ci consiste, comme le disait George Orwell, à « publier des informations que d'autres ne voudraient pas voir être publiées ; le reste n'est que relations publiques ». Mediapart est un contre-exemple pour les mauvaises langues. Nous faisons des enquêtes au long cours qui prennent des semaines, parfois des mois. Nous partons aussi à l'étranger pour nos investigations. Seulement, nous utilisons un outil moderne (Internet), ce pour servir une pratique journalistique vieille comme le journalisme.
Le métier de journaliste web comporte-t-il des spécificités ? Comment travaillez-vous ?
Je travaille comme j'ai toujours travaillé depuis douze ans. Avec curiosité, acharnement et indignation. Avec mon calepin et mon répertoire téléphonique. Internet ne doit rien changer à cela.
Comment adaptez-vous votre travail aux contraintes propres à internet (format des articles, longueur des papiers...) ?
Il n'y a pas de contraintes propres à Internet, en réalité. C'est plutôt l'inverse. Nous n'avons pas d'espace contraint et contrairement à la plupart des sites d'informations, dont le modèle économique (le tout gratuit) impose des logiques d'audimat, Mediapart essaie de prendre le temps et de sortir à tout prix de cette pratique insupportable du flux éditorial, avec une information qui en chasse une autre en permanence.
Pouvez-vous me parler de la logique propre à Mediapart ? Le modèle d'un site web d'information est-il vraiment rentable ? Comment financez-vous le projet ?
Depuis deux ans, Mediapart, né le 16 mars 2008, est rentable. Nous avons réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires de 5 millions d'euros et dégagé un résultat net de 500.000 euros. Cette année, nous devrions avoir un CA de 6 millions d'euros et un résultat net de 700.000 euros, pour, environ, 60.000 abonnés.
Il y a beaucoup de prophètes de malheur, en effet. Il n'y a pas le journalisme traditionnel ou le journalisme moderne, il y a le journalisme. Celui-ci consiste, comme le disait George Orwell, à « publier des informations que d'autres ne voudraient pas voir être publiées ; le reste n'est que relations publiques ». Mediapart est un contre-exemple pour les mauvaises langues. Nous faisons des enquêtes au long cours qui prennent des semaines, parfois des mois. Nous partons aussi à l'étranger pour nos investigations. Seulement, nous utilisons un outil moderne (Internet), ce pour servir une pratique journalistique vieille comme le journalisme.
Le métier de journaliste web comporte-t-il des spécificités ? Comment travaillez-vous ?
Je travaille comme j'ai toujours travaillé depuis douze ans. Avec curiosité, acharnement et indignation. Avec mon calepin et mon répertoire téléphonique. Internet ne doit rien changer à cela.
Comment adaptez-vous votre travail aux contraintes propres à internet (format des articles, longueur des papiers...) ?
Il n'y a pas de contraintes propres à Internet, en réalité. C'est plutôt l'inverse. Nous n'avons pas d'espace contraint et contrairement à la plupart des sites d'informations, dont le modèle économique (le tout gratuit) impose des logiques d'audimat, Mediapart essaie de prendre le temps et de sortir à tout prix de cette pratique insupportable du flux éditorial, avec une information qui en chasse une autre en permanence.
Pouvez-vous me parler de la logique propre à Mediapart ? Le modèle d'un site web d'information est-il vraiment rentable ? Comment financez-vous le projet ?
Depuis deux ans, Mediapart, né le 16 mars 2008, est rentable. Nous avons réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires de 5 millions d'euros et dégagé un résultat net de 500.000 euros. Cette année, nous devrions avoir un CA de 6 millions d'euros et un résultat net de 700.000 euros, pour, environ, 60.000 abonnés.


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