Droits, responsabilités et Internet
Au Québec, il n’existe aucun ordre professionnel pour les journalistes. Cependant, des règles d'éthique leur sont fortement recommandées par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) ainsi que par le Conseil de presse du Québec (CPQ). Les journalistes doivent, entre autres, respecter les principes d’honnêteté, d’exactitude et d’impartialité que ce soit dans les médias traditionnels ou sur la toile.
Le guide déontologique de la FPJQ rappelle que le journaliste a le devoir de servir l’intérêt public. Le choix de divulguer ou non une information doit également dépendre de ce principe. Le professionnel de l’information est tenu à l’obligation de rapporter des faits dont il a vérifié l’authenticité et à agir en toute conscience.
La clause de conscience
Les journalistes sont responsables de leurs actes. Ils ne doivent pas être contraints de recourir à des pratiques contraires à l’éthique et à la déontologie de leur profession, pas plus qu’ils ne peuvent rejeter le blâme de leurs propres actions sur les autres. Ils ne peuvent être contraints de signer un de leurs reportages qu’on aurait modifié substantiellement.
Source : Guide de déontologie des journalistes du Québec-FPJQ
Les journalistes sont responsables de leurs actes. Ils ne doivent pas être contraints de recourir à des pratiques contraires à l’éthique et à la déontologie de leur profession, pas plus qu’ils ne peuvent rejeter le blâme de leurs propres actions sur les autres. Ils ne peuvent être contraints de signer un de leurs reportages qu’on aurait modifié substantiellement.
Source : Guide de déontologie des journalistes du Québec-FPJQ
Libre comme l'air
À Radio-Canada, tout le contenu journalistique qui est diffusé, autant à la télévision que sur le web, doit se plier à la déontologie établie. Gérald Fillion, journaliste économique, affirme qu’il existe, tout de même, une certaine souplesse : « A titre de journaliste, même sur Twitter, on doit respecter les normes et les pratiques (de Radio-Canada). Cela dit, rien ne nous empêche d'exprimer des propos plus personnels, ce que je fais à l'occasion quand je parle d'un film que j'ai vu ou quand je réagis aux propos d'un autre intervenant ».
Patrick Lagacé, blogueur et chroniqueur pour La Presse, est très actif sur Twitter et mais reste conséquent dans ses interventions: « Je n’oublie jamais que je suis un salarié de La Presse, donc je fais attention aux mots employés et je n’évente pas les scoops potentiels de mes collègues. En fait, j’ai la même approche sur Twitter que sur mon blogue : je n’y dis rien que je serais embarrassé de voir reproduit ailleurs ».
Nathalie Collard, elle aussi journaliste pour La Presse, se dit en accord avec l’instauration d’un code d’éthique pour l’utilisation de réseaux sociaux: « Sur Twitter, il est tentant de réagir à une nouvelle d’ordre politique, par exemple. 140 caractères s’écrivent très rapidement, c’est pourquoi il est important qu’on impose des règles ». À ce sujet, le quotidien montréalais a d’ailleurs formé un comité afin d’élaborer un code éthique sur l’utilisation de Twitter par ses employés.


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Place Gre'Net, un "Mediapart" à Grenoble







