« On change de support, mais le métier reste le même »


Elodie Lécadieu
Samedi 28 Juin 2008

Denis Carreaux est rédacteur en chef adjoint du site leparisien.fr depuis un peu plus d'un an. Journaliste au Parisien depuis 1997, il a auparavant travaillé pour les éditions régionales et papier du journal, avant de s’attaquer à la réorganisation du site du quotidien.


« On change de support, mais le métier reste le même »
Comment s’organise la rédaction web du Parisien ?
Nous venons justement de modifier notre organisation. Nous fonctionnions depuis environ un an selon une organisation provisoire avec une équipe de 14 journalistes spécialisés web. Aujourd’hui, nous travaillons dans un système de rédaction unique et plurimédia, à savoir que l’ensemble de la rédaction contribue de temps en temps au contenu du site du journal . Mais il y aura aussi des postes au sein de la rédaction, pour les fonctions de desk et de reportages vidéo.

Quelles sont pour vous les différences que l’on peut trouver entre le journalisme de presse écrite et le journalisme web ?

Pour moi, la seule différence réside dans le fait que ce n’est pas le même support. On change d’outil mais le métier reste le même. Je n’ai pas eu de spécialisation web au cours de ma formation, je me suis adapté aux contraintes techniques et aux nouveaux outils, sur le terrain. On a la même manière de traiter l’information, les mêmes impératifs de rigueur qui sont demandés à n’importe quel journaliste qui fait correctement son job. Mais cette différence de support implique justement une plus grande rapidité et réactivité dans le traitement de l’information. Mais il n’est en aucun cas question de se sacrifier à la course à l’information pour autant.

Comment s’est déroulé votre travail au sein du site depuis un an ?
Il y a un an, quand je suis arrivé à la rédaction web, le site était un peu moribond, pas très vivant. Nous sommes en quelque sorte repartis d’une feuille blanche, en commençant par mettre l’accent sur la partie vidéo, et en s’attachant à développer notre propre production. Aujourd’hui, nous publions entre trois et cinq vidéos chaque jour sur le site. Et notre travail semble être payant car en mars, nous étions le 3ème site de quotidien avec plus de 3 millions de visiteurs uniques par jour, alors que nous nous trouvions vers la 25ème place il y a un an. Je ne cache pas que des événements comme les élections municipales ou la vidéo de Nicolas Sarkozy et son altercation au Salon de l’Agriculture nous ont été favorables.

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