Racontez-nous votre parcours...
Je suis journaliste professionnel depuis plus de sept ans. Tout au long de ma carrière, j'ai toujours privilégié un idéal journalistique qui met l'accent sur l'artisanat, la qualité, la narration et l'intérêt humain.
Les histoires que vous trouverez sur Narratively ne sont pas liées à la « course à l'information ». Vous ne les retrouverez probablement pas sur la première page du New York Times ou à l'ouverture d'un journal télévisé du soir, mais elles vous informent quand même. Les sujets que je mets en avant offrent une nouvelle façon de regarder la ville de New-York et de comprendre ses habitants et ses lieux. J'essaie de lier deux choses : la très haute qualité des histoires locales et un format attrayant et interactif.
Comment est né Narratively ?
J'ai commencé à développer le concept de ce qui allait devenir Narratively en 2008 quand les journaux et les autres médias traditionnels américains ont commencé à entrer en concurrence. J'ai alors pensé que le type d'informations que j'aimais et l'intérêt humain risquaient d'être évincés des couvertures locales parce que les budgets allaient devenir de plus en plus serrés. Et je me suis dit que beaucoup de journalistes chevronnés ou émergents qui me ressemblent auraient besoin d'une nouvelle plate-forme.
Fin 2010, j'ai commencé à travailler en tant que freelance à temps plein pour le New York Times et je venais de terminer mes contrats pour le Wall Street Journal, le magazine GQ et Univision Interactive Media. J'ai pensé que j'avais enfin la crédibilité et les contacts dont j'avais besoin pour me lancer. Je me suis rapproché d'un couple de journalistes dont je respectais le travail, et avec leur aide, j'ai commencé à affiner l'idée. Et puis finalement j'ai commencé à inviter d'autres personnes à nos réunions de rédaction hebdomadaires dans les bars de New York. Après environ une année, nos rencontres hebdomadaires sont passés à quinze ou vingt personnes. Au fil du temps, Narratively a évolué pour devenir ce qu'il est aujourd'hui, avec l'aide des dizaines de contributeurs que nous avons eu la chance de rencontrer.
Aujourd'hui, on est environ 30 à 40 personnes. Avec nos thèmes hebdomadaires, nous avons créé une nouvelle approche du journalisme au niveau local. Et je pense que c'est une approche qui fera participer le public. Nos histoires résonnent au-delà de New York parce qu'elles ont une durée de vie quasi éternelle; elles se vivent plus comme le cinéma ou la littérature que comme des actualités chaudes.
Quel est le but de votre site ?
L'objectif c'est de connecter les gens à leur ville grâce au meilleur de l'actualité locale. Notre site web avec son design épuré n'est qu'un aspect de l'expérience narrative. Nous travaillons actuellement à la production de notre premier livre électronique. Bientôt, on espère créer notre premier événement en direct, avec des débats, des tables rondes et des projections de films. Notre objectif est de présenter à notre public de nouvelles personnes, des lieux et des idées dont ils n'auraient jamais pu entendre parler autrement.
Je suis journaliste professionnel depuis plus de sept ans. Tout au long de ma carrière, j'ai toujours privilégié un idéal journalistique qui met l'accent sur l'artisanat, la qualité, la narration et l'intérêt humain.
Les histoires que vous trouverez sur Narratively ne sont pas liées à la « course à l'information ». Vous ne les retrouverez probablement pas sur la première page du New York Times ou à l'ouverture d'un journal télévisé du soir, mais elles vous informent quand même. Les sujets que je mets en avant offrent une nouvelle façon de regarder la ville de New-York et de comprendre ses habitants et ses lieux. J'essaie de lier deux choses : la très haute qualité des histoires locales et un format attrayant et interactif.
Comment est né Narratively ?
J'ai commencé à développer le concept de ce qui allait devenir Narratively en 2008 quand les journaux et les autres médias traditionnels américains ont commencé à entrer en concurrence. J'ai alors pensé que le type d'informations que j'aimais et l'intérêt humain risquaient d'être évincés des couvertures locales parce que les budgets allaient devenir de plus en plus serrés. Et je me suis dit que beaucoup de journalistes chevronnés ou émergents qui me ressemblent auraient besoin d'une nouvelle plate-forme.
Fin 2010, j'ai commencé à travailler en tant que freelance à temps plein pour le New York Times et je venais de terminer mes contrats pour le Wall Street Journal, le magazine GQ et Univision Interactive Media. J'ai pensé que j'avais enfin la crédibilité et les contacts dont j'avais besoin pour me lancer. Je me suis rapproché d'un couple de journalistes dont je respectais le travail, et avec leur aide, j'ai commencé à affiner l'idée. Et puis finalement j'ai commencé à inviter d'autres personnes à nos réunions de rédaction hebdomadaires dans les bars de New York. Après environ une année, nos rencontres hebdomadaires sont passés à quinze ou vingt personnes. Au fil du temps, Narratively a évolué pour devenir ce qu'il est aujourd'hui, avec l'aide des dizaines de contributeurs que nous avons eu la chance de rencontrer.
Aujourd'hui, on est environ 30 à 40 personnes. Avec nos thèmes hebdomadaires, nous avons créé une nouvelle approche du journalisme au niveau local. Et je pense que c'est une approche qui fera participer le public. Nos histoires résonnent au-delà de New York parce qu'elles ont une durée de vie quasi éternelle; elles se vivent plus comme le cinéma ou la littérature que comme des actualités chaudes.
Quel est le but de votre site ?
L'objectif c'est de connecter les gens à leur ville grâce au meilleur de l'actualité locale. Notre site web avec son design épuré n'est qu'un aspect de l'expérience narrative. Nous travaillons actuellement à la production de notre premier livre électronique. Bientôt, on espère créer notre premier événement en direct, avec des débats, des tables rondes et des projections de films. Notre objectif est de présenter à notre public de nouvelles personnes, des lieux et des idées dont ils n'auraient jamais pu entendre parler autrement.
Donnez-vous la priorité aux enquêtes ?
La diversité est une priorité pour nous aussi bien pour le choix de nos rédacteurs, mais aussi en termes de types d'histoires que nous produisons et la manière dont nous les mettons en valeur. Ainsi, le lundi, on peut retrouver un court métrage documentaire, suivi d'un article d'investigation écrit le mardi.
Notre créneau, c'est les reportages en profondeur qui mettent l'accent sur la compréhension et la connaissance globale d'un sujet, d'un lieu ou d'une idée. Nous nous efforçons de développer réellement chaque histoire par la vidéo, l'écriture, la photographie, l'animation ou d'autres médias afin de construire un récit comme un tout. Nous enquêtons sur une histoire sous tous les angles possibles même si nous ne pratiquons pas nécessairement un « journalisme d'investigation » dans le sens de l'expression du Watergate.
Pensez-vous qu'il existe un modèle américain du journalisme d'enquête sur Internet ?
Je crois vraiment qu'il y a un nouveau modèle pour la réflexion du journalisme sur Internet, mais je ne pense pas que cela soit limité aux États-Unis. Une chose qui a été vraiment excitante à propos du lancement de Narratively, c'est que j'avais entendu un certain nombre de journalistes et entrepreneurs travaillant sur des projets similaires dans d'autres plus petites villes du monde entier.
Les nouveaux outils numériques à notre disposition donnent naissance à une nouvelle génération d'éditeurs et permettent de démocratiser le monde de l'édition. La difficulté, c'est qu'il y a beaucoup de contenus de qualité inférieure, puisque n'importe qui peut publier un article ou une opinion avec le clic de la souris ou via Twitter. Cultiver un public et se faire remarquer c'est un vrai défi.
Pensez-vous que le web a changé le travail du journalisme d'enquête?
Tout à fait. Le fait que vous rentriez en contact avec moi, en tant qu'étudiantes françaises en journalisme deux mois seulement après le lancement de mon entreprise en dit long sur ce qu'est un puissant moteur de recherche et les possibilités d'Internet. Pratiquement tout le monde laisse une trace écrite numérique. Et une fois que vous publiez votre histoire, il y a juste une abondance de canaux qui vous permettra de diffuser vos résultats sur les blogs, les réseaux sociaux, les livres électroniques, etc. C'est un moment très excitant pour le journalisme.
La diversité est une priorité pour nous aussi bien pour le choix de nos rédacteurs, mais aussi en termes de types d'histoires que nous produisons et la manière dont nous les mettons en valeur. Ainsi, le lundi, on peut retrouver un court métrage documentaire, suivi d'un article d'investigation écrit le mardi.
Notre créneau, c'est les reportages en profondeur qui mettent l'accent sur la compréhension et la connaissance globale d'un sujet, d'un lieu ou d'une idée. Nous nous efforçons de développer réellement chaque histoire par la vidéo, l'écriture, la photographie, l'animation ou d'autres médias afin de construire un récit comme un tout. Nous enquêtons sur une histoire sous tous les angles possibles même si nous ne pratiquons pas nécessairement un « journalisme d'investigation » dans le sens de l'expression du Watergate.
Pensez-vous qu'il existe un modèle américain du journalisme d'enquête sur Internet ?
Je crois vraiment qu'il y a un nouveau modèle pour la réflexion du journalisme sur Internet, mais je ne pense pas que cela soit limité aux États-Unis. Une chose qui a été vraiment excitante à propos du lancement de Narratively, c'est que j'avais entendu un certain nombre de journalistes et entrepreneurs travaillant sur des projets similaires dans d'autres plus petites villes du monde entier.
Les nouveaux outils numériques à notre disposition donnent naissance à une nouvelle génération d'éditeurs et permettent de démocratiser le monde de l'édition. La difficulté, c'est qu'il y a beaucoup de contenus de qualité inférieure, puisque n'importe qui peut publier un article ou une opinion avec le clic de la souris ou via Twitter. Cultiver un public et se faire remarquer c'est un vrai défi.
Pensez-vous que le web a changé le travail du journalisme d'enquête?
Tout à fait. Le fait que vous rentriez en contact avec moi, en tant qu'étudiantes françaises en journalisme deux mois seulement après le lancement de mon entreprise en dit long sur ce qu'est un puissant moteur de recherche et les possibilités d'Internet. Pratiquement tout le monde laisse une trace écrite numérique. Et une fois que vous publiez votre histoire, il y a juste une abondance de canaux qui vous permettra de diffuser vos résultats sur les blogs, les réseaux sociaux, les livres électroniques, etc. C'est un moment très excitant pour le journalisme.


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