Daily Nord, site d'informations du Nord-Pas-de-Calais, comptabilise entre 30 000 et 50 000 visites par mois alors que la Voix du Nord compte quelque 3 500 000 visites mensuelles. De même, 50 000 internautes consultent Angers Mag Info chaque mois, alors qu'ils sont plus de 9 000 000 à visiter le site de Ouest France.
Selon Xavier Chérica, journaliste web à La Provence, la PQR c’est aussi une histoire, un réseau de deux cent journalistes, un média avec une véritable marque de reconnaissance. "Les pure players locaux ne nous font pas vraiment concurrence. Ils restent marginaux".
Selon Xavier Chérica, journaliste web à La Provence, la PQR c’est aussi une histoire, un réseau de deux cent journalistes, un média avec une véritable marque de reconnaissance. "Les pure players locaux ne nous font pas vraiment concurrence. Ils restent marginaux".
Les lecteurs qui consultent laprovence.com sont plus jeunes que ceux du journal papier. Mais pour Pierre Boucaud, directeur de publication du site d’information marseillais Marsactu, l'audience de son site est plus jeune, plus féminine mais avant tout plus métropolitaine que celle de La Provence. "Le lectorat de la Provence est régional voire national alors que nous ne sommes lus que par des Marseillais".
"Plus les médias se développent sur Internet, mieux c'est !"
"Les rubriques qui font vendre les journaux régionaux sont les faits divers et le sport avant tout. Les autres thématiques sont complètement laissées de côté, alors que sur notre site, la politique est le premier sujet qui intéresse les gens", selon Pierre Boucaud. "Le drame de la PQR, c'est qu'elle est en situation de monopole. Elle doit plaire à tout le monde. La PQR est devenue une presse institutionnelle", ajoute-t-il.
Mais les sites d’info locale seraient en train de chambouler le paysage. Le ton y est plus libre, ce qui inciterait les journaux traditionnels à faire de même. "On voit déjà une différence de ton entre les papiers écrits et ceux publiés sur les sites de PQR. Certains journalistes de la Provence me disent même qu'avec Marsactu, ils ont maintenant plus de liberté d'écriture. On pousse la PQR à se renouveler".
Mais les sites d’info locale seraient en train de chambouler le paysage. Le ton y est plus libre, ce qui inciterait les journaux traditionnels à faire de même. "On voit déjà une différence de ton entre les papiers écrits et ceux publiés sur les sites de PQR. Certains journalistes de la Provence me disent même qu'avec Marsactu, ils ont maintenant plus de liberté d'écriture. On pousse la PQR à se renouveler".
"Les journaux régionaux ont manqué le coche avec Internet"
"Ils auraient dû s'y mettre il y a au moins cinq ans", pense Philippe Bardou. "C'est Internet qui menace de faire disparaître les titres papiers. Pas les pure players locaux !"
Laprovence.com se finance grâce à la publicité en ligne, "mais le site ne pourrait pas marcher sans être adossé au journal papier", selon Xavier Chérica. Pour Pierre Boucaud, le modèle utilisé sur Internet par les médias traditionnels ne fonctionne pas. "Le système de bannières publicitaires est dépassé. Il faut inventer un nouveau système économique sur Internet". Et c'est d'ailleurs ce qu'il tente de faire.
Son projet, c'est Marslive : un système d'achat groupé dans le domaine culturel. En clair, permettre aux internautes d'acheter via le site Marsactu des places de concert, d'exposition ou des livres, à prix cassé. "Les avantages sont multiples. Cela nous permet de vraiment cibler notre public, tant géographiquement que par leurs centres d'intérêt. Cela permet également aux petites salles par exemple de se faire connaître". Ce projet devrait voir le jour d'ici à la fin de l'année.
Laprovence.com se finance grâce à la publicité en ligne, "mais le site ne pourrait pas marcher sans être adossé au journal papier", selon Xavier Chérica. Pour Pierre Boucaud, le modèle utilisé sur Internet par les médias traditionnels ne fonctionne pas. "Le système de bannières publicitaires est dépassé. Il faut inventer un nouveau système économique sur Internet". Et c'est d'ailleurs ce qu'il tente de faire.
Son projet, c'est Marslive : un système d'achat groupé dans le domaine culturel. En clair, permettre aux internautes d'acheter via le site Marsactu des places de concert, d'exposition ou des livres, à prix cassé. "Les avantages sont multiples. Cela nous permet de vraiment cibler notre public, tant géographiquement que par leurs centres d'intérêt. Cela permet également aux petites salles par exemple de se faire connaître". Ce projet devrait voir le jour d'ici à la fin de l'année.


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Place Gre'Net, un "Mediapart" à Grenoble







