« Le journalisme en ligne est une aventure »


Arnaud Bertrand
Dimanche 10 Février 2008

Vincent Marty est étudiant en seconde année de master à l’école de journalisme de Marseille (ECJM). Il collabore avec le site d’information Nice Premium et est à l’origine des améliorations apportées à la nouvelle version. Cette année, l'étudiant est en charge du projet webmarketing du site.


« Le journalisme en ligne est une aventure »
Depuis quand travaillez-vous pour Nice Premium ?
Depuis le 25 février 2007, date de mon premier article pour Nice Premium. C'était une interview de Michel Lebb qui présentait son « Nouveau One Man Show » à Nice. Un souvenir très agréable.
 
Quel est votre rôle au sein de la rédaction et sur le site ? 
Mon rôle sur le site était à l'origine la rédaction d'articles. J'assistais aux conférences de presse, aux concerts, aux manifestations qui font l'actualité de Nice et de sa région. Je suis parti de suite sur le terrain.
Puis, mes compétences en vidéo ont donné à Nice Premium la possibilité de proposer des contenus différents. C'est aussi d'ailleurs, la force des médias en ligne. Le multimédia prend toute sa dimension puisque l'Internaute peut lire, écouter et voir l'actualité.
Je me suis enfin penché sur la technique, essayant d'améliorer mes compétences en webmastering. Nice Premium est ainsi passé à la V3.
 
Pourquoi avoir choisi comme spécialisation le journalisme on-line ? 
Ce qui m'attire dans le journalisme en ligne, c'est la possibilité de faire un travail identique aux autres médias. Nous partons en reportage, nous réalisons des interviews, nous assistons aux conférences de presse comme nos confrères des médias traditionnels. Mais le plus est ce challenge de construction et d'évolution. Cependant, l'Internet est encore un nouveau média. Il doit faire ses preuves dans le journalisme et prouver aux lecteurs que la presse en ligne est sérieuse.
A ses confrères traditionnels il doit les convaincre qu'il est aussi fiable qu'eux, si ce n'est plus. Le journalisme en ligne est une aventure, un média qui évolue en permanence et propose bien souvent une autre vision de l'actualité.  

D'après vous quelles sont les différences entre le support papier et un site web d'info ?
Je n'en vois pas. L'écriture est très semblable, il faut un titre, un surtitre, une accroche, etc. En ligne comme dans un journal, il faut donner au lecteur l'envie de lire. Les différences sont plus dans la mise en page, le rendu. De plus, sur le net, le journaliste est peu limité par la place. En presse écrite, le journaliste compte souvent chaque caractère de son texte pour qu'il rentre dans la colonne. Pour les journaux en ligne, l'article peut faire 20 feuillets s'il le souhaite ! Sans tomber dans cet extrême, la limite du journaliste sur le net est la limite du lecteur. L'internaute navigue très vite et a du mal à rester fidèle. Il est aussi plus fatiguant de lire un texte sur un écran que sur du papier.
 
Quels sont les avantages et les inconvénients de la presse en ligne ?
Il y a sur Internet une plus grande interactivité. Les lecteurs peuvent répondre aux articles, apporter des informations nouvelles, des éclairages différents. C'est plus gratifiant pour les journalistes. Les critiques sont constructives et les encouragements motivent. En presse écrite, ce n'est pas le cas. Quand l'article est publié, il faut attendre le courrier des lecteurs et les mails pour avoir un retour. Un autre avantage est la mise en page. A cela se rajoute le multimédia, un des gros avantages de la presse en ligne. Un son, une image, une vidéo apporte toujours un plus au contenu écrit. Cela peut même parfois le remplacer. La longueur des articles est aussi un inconvénient de taille. Il y a certes de la place, mais le journalisme est avant tout l'art de mettre en forme, d'être concis, d'autant plus sur le net. Un inconvénient est aussi la volatilité de l'Internaute. Il a du mal à rester attaché à un média. C'est une incroyable force pou lui, car il peut comparer les informations et points de vue. Mais pour le média en ligne, il est plus difficile de comprendre son lectorat, car il change en permanence.

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