Les réseaux sociaux dans la campagne présidentielle
Du fantasme d'une campagne électorale numérique
Les politiques, éternels enfants de la télé
Twitter influence-t-il la campagne de 2012?
Le Twitter des politiques
Le journalisme citoyen qui paye !Guillaume Chièze
Mardi 12 Mai 2009
Rétribuer les rédacteurs journalistes citoyens. Alors qu’ils font de plus en plus parler d’eux, Come 4 News a eu l’idée, il y a deux ans, de leur verser une petite prime (1€) à chaque article publié. Passage en revue d’un site français unique en son genre.
Le site come4news n’est pas arrivé par hasard sur la Toile. Du blog participatif sur les nouvelles technologies qu’il était à ses débuts, il est devenu un site de journalisme citoyen depuis deux ans « pour sortir du blog de geeks » comme en plaisante Fabien Bardoux, un des quatre cofondateurs. Mais, au lieu de se contenter de réunir sous son nom des articles de journalistes citoyen, C4N a eu l'idée de payer ses rédacteurs. Un euro - symbolique, pas de quoi faire vivre son homme - augmenté d'une prime de 50€ au meilleur rédacteur du mois.
Un business plan, pas encore rodé
Au départ de cette aventure, les quatre compères y sont allés de leurs propres deniers. Plus tard, Un business angel est venu leur donner un coup de main. « Un business angel c’est une personne qui a des sous, et nous en fait bénéficier pour le lancement de la boîte. Pas un mécène, car il prend ses bénéfices ! » explique Fabien Bardoux « c’est en quelque sorte l’étape antérieure à l’ouverture de capital ».
Les revenus du site sont quant à eux générés par la pub google, mais les fondateurs n’y touchent pas « Nous travaillons bénévolement pour le site, les revenus vont aux frais techniques ou à la rétribution de nos rédacteurs ». Et cette rétribution, c’est la grosse différence avec d’autres sites comme agoravox ou le post « nous sommes dans la même logique communautaire, mais pour nous, ça nous permet d’augmenter la qualité des articles en fidélisant nos rédacteurs » En deux ans, ce site s’est fait référencer sur google news, une épreuve pour le fondateur, mais aussi « un gage de qualité, sachant qu’ils examinent notre dossier, que l’on doit s’engager à y publier du contenu original, et produire des papiers de qualité » et tout cela a été possible grâce à la mise en place d’une équipe de modération a priori, Fabien Bardoux d’ajouter : « nous publions des articles d’opinion, mais de qualité ! ». Et ces articles commencent à attirer l’attention… « Des députés ont pris contact avec nous »
« Notre site intéresse les hommes politiques, c’est pour eux un complément aux sondages, une autre façon de prendre le pouls de la société ». Pour étayer ses dires, Fabien Bardoux rajoute qu’en cette période de crise, des députés l’ont contacté, ainsi que quelques dirigeants d’entreprise « pour savoir ce que les gens en pensent ».
C’est tout naturellement que le site pense alors à une future expansion : « pourquoi pas créer un site satellite à C4N où nous développerions des services à destination des leaders d’opinion, comme cela a été fait pour la campagne d’Obama » confie Fabien Bardoux. Comme quoi, le journalisme citoyen mène à tout… Lu 2924 fois
Notez
Nouveau commentaire :
Dans la même rubrique :
|
Les réseaux sociaux dans la campagne présidentielle
Du fantasme d'une campagne électorale numérique Les politiques, éternels enfants de la télé Twitter influence-t-il la campagne de 2012? Le Twitter des politiques Financement des médias : ils ont fait le choix d'innover
Les nouveaux modèles économiques des médias sur Internet
Nord Littoral : le pari du (presque) tout payant Global Magazine : premier média français financé via une fondation La fondation : un modèle économique pérenne pour le journalisme américain indépendant Le journalisme du futur: nouveaux outils, nouvelles pratiques
L'information, les robots aux manettes
Nozzl : agence de presse robotisée Twitter et Facebook: outils de diffusion pour les journalistes La newletter survivra-t-elle aux réseaux sociaux ? Jounalistes, ces nouveaux geeks? Les nouveaux hobbies d'OWNI |
Villeneuve 5/5, enquête sur l'envers d'un cliché
Inscription à la newsletter
|