Pourquoi passer au payant sur le site du Temps ?
Pour la directrice générale Valérie Boagno, qui s’en est expliquée dans le journal à l’époque, Le Temps était dans une situation bancale : les articles étaient payants pour ses éditions imprimées via l’abonnement et l’achat en kiosque, et quasiment gratuits via Internet. Ce manque de cohérence risquait de provoquer l’incompréhension des lecteurs du papier et de faire du tort à l’image du titre, dit-elle. D’autre part l’information coûte cher, il n’y a pas de raison qu’elle soit gratuite sur Internet, qui n’est pas un média moins noble.
Que cela change t-il pour le lecteur ?
L’internaute doit obligatoirement être inscrit. Il indique entre autres son nom, son adresse mail. L’inscription est gratuite. L’inscrit dispose ensuite d’un panier d’un certain nombre d’articles, mais le chiffre n’est pas rendu public. Au-delà, il lui faut s’abonner pour en lire d’autres. Février sera le premier mois où le journal aura un peu de recul. En fonction du comportement des internautes, il est possible d’ajuster le nombre d’articles gratuits par mois afin de trouver le juste milieu.
Pourquoi avoir instauré l’obligation de s’inscrire ?
Cela permet au journal de mieux connaître ses utilisateurs, de voir leur consommation, et d’avoir un réseau d’internautes intéressés, ce qu’apprécient les équipes marketing qui peuvent proposer des services supplémentaires, ou des abonnements. Le journal envisage plus tard de personnaliser par exemple un système d’alertes.
Le choix de cette formule « plus payante », comme il est indiqué sur le site, n’entraine-t-il pas une perte d’audience, de visibilité ?
Les équipes du Temps ne le pensent pas. La « home page » (page d’accueil) reste lisible par tous, inscrits ou non. Et plusieurs éléments du site comme les galeries de photos, vidéos ou les infographies restent gratuites. Le Temps a un lectorat fidèle et qui lui est attaché. Le journal pense donc qu’il a une vraie carte à jouer sur Internet. C’est un pari à tenter. Nous estimons qu’il occupe une place unique en Suisse romande avec des signatures recherchées et des traitements originaux, appréciés. En Suisse francophone, c’est lui qui a obtenu de WikiLeaks l’exclusivité des câbles américains traitant de la Suisse, les « Swiss papers »
Quel contenu est aujourd’hui diffusé sur le web ?
Le site Internet reprend la totalité du journal écrit, contrairement à plusieurs grands sites de journaux français, et y apporte des enrichissements multimédias, comme des vidéos ou des infographies. Il actualise aussi évidemment le site pendant la journée avec principalement des agences de presse et anticipe parfois des articles, qui sont diffusés d’abord sur la toile et le lendemain dans la version papier.
Pour la directrice générale Valérie Boagno, qui s’en est expliquée dans le journal à l’époque, Le Temps était dans une situation bancale : les articles étaient payants pour ses éditions imprimées via l’abonnement et l’achat en kiosque, et quasiment gratuits via Internet. Ce manque de cohérence risquait de provoquer l’incompréhension des lecteurs du papier et de faire du tort à l’image du titre, dit-elle. D’autre part l’information coûte cher, il n’y a pas de raison qu’elle soit gratuite sur Internet, qui n’est pas un média moins noble.
Que cela change t-il pour le lecteur ?
L’internaute doit obligatoirement être inscrit. Il indique entre autres son nom, son adresse mail. L’inscription est gratuite. L’inscrit dispose ensuite d’un panier d’un certain nombre d’articles, mais le chiffre n’est pas rendu public. Au-delà, il lui faut s’abonner pour en lire d’autres. Février sera le premier mois où le journal aura un peu de recul. En fonction du comportement des internautes, il est possible d’ajuster le nombre d’articles gratuits par mois afin de trouver le juste milieu.
Pourquoi avoir instauré l’obligation de s’inscrire ?
Cela permet au journal de mieux connaître ses utilisateurs, de voir leur consommation, et d’avoir un réseau d’internautes intéressés, ce qu’apprécient les équipes marketing qui peuvent proposer des services supplémentaires, ou des abonnements. Le journal envisage plus tard de personnaliser par exemple un système d’alertes.
Le choix de cette formule « plus payante », comme il est indiqué sur le site, n’entraine-t-il pas une perte d’audience, de visibilité ?
Les équipes du Temps ne le pensent pas. La « home page » (page d’accueil) reste lisible par tous, inscrits ou non. Et plusieurs éléments du site comme les galeries de photos, vidéos ou les infographies restent gratuites. Le Temps a un lectorat fidèle et qui lui est attaché. Le journal pense donc qu’il a une vraie carte à jouer sur Internet. C’est un pari à tenter. Nous estimons qu’il occupe une place unique en Suisse romande avec des signatures recherchées et des traitements originaux, appréciés. En Suisse francophone, c’est lui qui a obtenu de WikiLeaks l’exclusivité des câbles américains traitant de la Suisse, les « Swiss papers »
Quel contenu est aujourd’hui diffusé sur le web ?
Le site Internet reprend la totalité du journal écrit, contrairement à plusieurs grands sites de journaux français, et y apporte des enrichissements multimédias, comme des vidéos ou des infographies. Il actualise aussi évidemment le site pendant la journée avec principalement des agences de presse et anticipe parfois des articles, qui sont diffusés d’abord sur la toile et le lendemain dans la version papier.
« Se rapprocher de nos internautes »
Quel modèle Le Temps a-t-il suivi lors de son passage au payant ?
Aucun. Le journal reconnaît avoir regardé ce qu’il se passe ailleurs. Le Financial Times par exemple est une référence mais le modèle économique du Temps est original.
Combien de personnes travaillent à la rédaction web du Temps ?
L’équipe compte six personnes à l’heure actuelle. Ce n’est ni la même échelle, ni le même fonctionnement par rapport à ce que vous pouvez connaître en France puisque nous fonctionnons selon le principe d’une rédaction intégrée. A titre comparatif, Le Monde c’est une cinquantaine de personnes vouées au web. Le nouveau directeur Eric Israelewicz du Monde a d’ailleurs dans ses projets de fusionner les deux équipes web et print du Monde
Quelle place occupe le support vidéo ?
Elle n’est pas très grande mais se renforce. En 2010, Le Temps a diffusé bien plus de vidéos que l’année précédente. Mais le journal n’a bien sûr pas vocation à concurrencer les télévisions…
Quel intérêt accordez-vous aux réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter ?
C’est en cours de développement. Le site ne dispose pour l’instant que de la fonction « envoyer par mail » mais des projets sont en cours, Le Temps voulant se rapprocher de ses internautes.
Comment envisagez-vous l’avenir de la presse en ligne et sur papier ?
Selon moi, les deux domaines ne sont pas antagonistes mais au contraire complémentaires. Par exemple, une belle mise en page avec des photos mises en valeur, cela n’existe pas sur un écran. Et le contact du papier est touchant. Enfin le rythme est différent, peut-être réfléchit-on et rêve-t-on plus avec un journal imprimé. Au contraire, le web permet d’actualiser en temps réel une information – on l’a bien vu avec les révoltes/révolutions en Tunisie ou en Egypte -, et de fabriquer des dossiers très complets avec le renvoi par des liens à des chronologies, des cartes, des interviews en vidéo, des forums… L’interactivité y est très naturelle et le média est ouvert. Chaque système a donc ses particularités et avantages.
Aucun. Le journal reconnaît avoir regardé ce qu’il se passe ailleurs. Le Financial Times par exemple est une référence mais le modèle économique du Temps est original.
Combien de personnes travaillent à la rédaction web du Temps ?
L’équipe compte six personnes à l’heure actuelle. Ce n’est ni la même échelle, ni le même fonctionnement par rapport à ce que vous pouvez connaître en France puisque nous fonctionnons selon le principe d’une rédaction intégrée. A titre comparatif, Le Monde c’est une cinquantaine de personnes vouées au web. Le nouveau directeur Eric Israelewicz du Monde a d’ailleurs dans ses projets de fusionner les deux équipes web et print du Monde
Quelle place occupe le support vidéo ?
Elle n’est pas très grande mais se renforce. En 2010, Le Temps a diffusé bien plus de vidéos que l’année précédente. Mais le journal n’a bien sûr pas vocation à concurrencer les télévisions…
Quel intérêt accordez-vous aux réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter ?
C’est en cours de développement. Le site ne dispose pour l’instant que de la fonction « envoyer par mail » mais des projets sont en cours, Le Temps voulant se rapprocher de ses internautes.
Comment envisagez-vous l’avenir de la presse en ligne et sur papier ?
Selon moi, les deux domaines ne sont pas antagonistes mais au contraire complémentaires. Par exemple, une belle mise en page avec des photos mises en valeur, cela n’existe pas sur un écran. Et le contact du papier est touchant. Enfin le rythme est différent, peut-être réfléchit-on et rêve-t-on plus avec un journal imprimé. Au contraire, le web permet d’actualiser en temps réel une information – on l’a bien vu avec les révoltes/révolutions en Tunisie ou en Egypte -, et de fabriquer des dossiers très complets avec le renvoi par des liens à des chronologies, des cartes, des interviews en vidéo, des forums… L’interactivité y est très naturelle et le média est ouvert. Chaque système a donc ses particularités et avantages.


Fil d'info



















Sur les sites de PQR, "les vidéos qui marchent ne sont pas toujours celles qu’on croit"







