La web-enquête est issue d’un travail de longue haleine tout comme le journalisme d’enquête traditionnel. Il ne faut pas confondre l’enquête et l’investigation. Le journalisme d’investigation relève du domaine politico-judiciaire et est une application de l’enquête à un sujet donné. Le journalisme d’enquête peut être défini par son long cours et par l'analyse approfondie qu’il requiert.
L’enquête journalistique est habituellement connue sous le format de la presse papier ou de la télévision type « grands formats ». Et elle se fait doucement, mais sûrement, une place. Mais à la différence des reportages print ou audiovisuels, la web-enquête, offre la possibilité au lecteur d’être actif et de découvrir à son gré le reportage; un peu sur le même système que les web documentaires.
Diane Heurtant, journaliste chez TF1-LCI, a réalisé deux web-enquêtes (« made in France » et « trop vieux pour conduire »). Celles-ci interviennent en lien avec le JT du 20h. Elles proposent au téléspectateur d’aller plus loin sur un sujet d’actualité chaude. Ce dernier y trouve vidéos, infographie, quizz, statistiques et images. Ainsi, TF1 créé un lien de continuité avec le téléspectateur.
La web-enquête joue sur la mise en scène de l’information : lecteur actif et interactivité sont les maîtres-mots. Intégrant la technique du Rich Média (images, sons, vidéos, infographies, liens hypertextes etc.), la web-enquête se veut être interactive à tout prix. Grâce aux techniques de l’Internet, la web-enquête se définit donc comme un reportage amélioré.
On part de l’actualité et on y ajoute des petites enquêtes et informations périphériques comme des interviews, des micros-trottoirs, des vidéos, des graphiques etc. qui viennent alimenter l’information principale. La web-enquête réussi donc à relever le défi paradoxal de transposer le journalisme d’enquête sur le web.
L’enquête journalistique est habituellement connue sous le format de la presse papier ou de la télévision type « grands formats ». Et elle se fait doucement, mais sûrement, une place. Mais à la différence des reportages print ou audiovisuels, la web-enquête, offre la possibilité au lecteur d’être actif et de découvrir à son gré le reportage; un peu sur le même système que les web documentaires.
Diane Heurtant, journaliste chez TF1-LCI, a réalisé deux web-enquêtes (« made in France » et « trop vieux pour conduire »). Celles-ci interviennent en lien avec le JT du 20h. Elles proposent au téléspectateur d’aller plus loin sur un sujet d’actualité chaude. Ce dernier y trouve vidéos, infographie, quizz, statistiques et images. Ainsi, TF1 créé un lien de continuité avec le téléspectateur.
La web-enquête joue sur la mise en scène de l’information : lecteur actif et interactivité sont les maîtres-mots. Intégrant la technique du Rich Média (images, sons, vidéos, infographies, liens hypertextes etc.), la web-enquête se veut être interactive à tout prix. Grâce aux techniques de l’Internet, la web-enquête se définit donc comme un reportage amélioré.
On part de l’actualité et on y ajoute des petites enquêtes et informations périphériques comme des interviews, des micros-trottoirs, des vidéos, des graphiques etc. qui viennent alimenter l’information principale. La web-enquête réussi donc à relever le défi paradoxal de transposer le journalisme d’enquête sur le web.
Benoît Pavan : « Casser la barrière de cette technique de lecture »
Pour Benoît Pavan, journaliste indépendant notamment pour Le Monde, « ce n’est pas le web ou le print qui vont changer quelque chose ». Le journalisme d’enquête, perçu comme un journalisme « traditionnel » ou « à l’ancienne » par la profession, perdure mais doit s’adapter aux nouveaux formats.
L’existence du journalisme d’enquête sur le web relève d’un vrai challenge : adapter une pratique journalistique traditionnelle à un format médiatique très récent qu’est le web. Mais si le journalisme d’enquête doit s’adapter au web, il n’est pas le seul. C’est aussi au lecteur de s’adapter. Si le Internet semble être à première vue incompatible avec le journalisme d’enquête, c’est aussi parce que le lecteur n’y est pas habitué. C’est une pratique de lecture nouvelle : une enquête journalistique se produit et se lit habituellement sur un format papier. C’est cette habitude que le journalisme d’enquête 2.0 doit briser.
« Le problème ne vient pas tant du web que de nos pratiques de l’information » ajoute Benoît Pavan et « il faut que les gens s’adaptent à cette nouvelle pratique de lecture ». Mettre à jour le journalisme d’enquête sur le web demande de « casser la barrière de cette technique de lecture ». C’est donc un travail sur le lecteur qui est aussi nécessaire si ce format journalistique veut se transposer sur Internet.
Benoît Pavan reste réaliste : « Le journalisme à l’ancienne n’est pas trop adaptable au web. Internet est simplement un moyen de plus de mettre en valeur l’information ». Le web n’est donc pas le nouveau lieu d’expression du journalisme d’enquête mais plutôt un lieu de plus. Ce journalisme traditionnel a sa place sur le web à condition de casser les pratiques des lecteurs qui ont une consommation de l’information désormais basée sur la rapidité. Le journalisme d’enquête ne peut pas répondre au « tout, tout de suite » des lecteurs du XXIe siècle.
Pour Benoît Pavan, journaliste indépendant notamment pour Le Monde, « ce n’est pas le web ou le print qui vont changer quelque chose ». Le journalisme d’enquête, perçu comme un journalisme « traditionnel » ou « à l’ancienne » par la profession, perdure mais doit s’adapter aux nouveaux formats.
L’existence du journalisme d’enquête sur le web relève d’un vrai challenge : adapter une pratique journalistique traditionnelle à un format médiatique très récent qu’est le web. Mais si le journalisme d’enquête doit s’adapter au web, il n’est pas le seul. C’est aussi au lecteur de s’adapter. Si le Internet semble être à première vue incompatible avec le journalisme d’enquête, c’est aussi parce que le lecteur n’y est pas habitué. C’est une pratique de lecture nouvelle : une enquête journalistique se produit et se lit habituellement sur un format papier. C’est cette habitude que le journalisme d’enquête 2.0 doit briser.
« Le problème ne vient pas tant du web que de nos pratiques de l’information » ajoute Benoît Pavan et « il faut que les gens s’adaptent à cette nouvelle pratique de lecture ». Mettre à jour le journalisme d’enquête sur le web demande de « casser la barrière de cette technique de lecture ». C’est donc un travail sur le lecteur qui est aussi nécessaire si ce format journalistique veut se transposer sur Internet.
Benoît Pavan reste réaliste : « Le journalisme à l’ancienne n’est pas trop adaptable au web. Internet est simplement un moyen de plus de mettre en valeur l’information ». Le web n’est donc pas le nouveau lieu d’expression du journalisme d’enquête mais plutôt un lieu de plus. Ce journalisme traditionnel a sa place sur le web à condition de casser les pratiques des lecteurs qui ont une consommation de l’information désormais basée sur la rapidité. Le journalisme d’enquête ne peut pas répondre au « tout, tout de suite » des lecteurs du XXIe siècle.


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