En Octobre 2010, Google, au même titre que Facebook, n’avait pas signé une charte consacrée au droit à l’oubli numérique organisée par la secrétaire d'État chargée de la prospective et du développement de l'économie numérique de l’époque, Nathalie Kosciusko-Morizet. "Il ne faut pas diaboliser Internet, il y a de nombreux contenus mis en ligne que nous voulons garder, mais dans certains cas, nous aimerions pouvoir les effacer", soulignait à l’époque la secrétaire d'État (article paru sur LeMonde.fr ) qui avait lancé cette initiative en novembre 2009. Avec cette charte, les représentants de sites collaboratifs et de moteurs de recherche s'engageaient à mettre en place de nouveaux dispositifs afin de garantir la protection des données privées des internautes. "Cette charte constitue une première étape. Je regrette que nous n'ayons pas pu signer avec Google", assurait la secrétaire d'État. Les réticences du groupe de Mountain View étaient liées notamment à la question du transfert des données en dehors de l'Union européenne.
Cet exemple est représentatif des nombreux procès et conflits qui touchent régulièrement Google. Youtube, le site de partage de vidéos racheté par Google en 2006, reste au centre de plusieurs affaires judiciaires. Des groupes de médias internationaux comme Viacom ou Mediaset, mais aussi TF1 en France, demandent réparations pour la diffusion de contenus piratés sur le site.
Plus généralement, Google prône le maintien de la distinction juridique entre hébergeur et éditeurs de contenus, introduite par la loi sur la confiance dans l'économie numérique (LCEN) de juin 2004. Le groupe n'a pas signé les accords Olivennes sur le piratage "car le statut d'hébergeur n'y est pas bien rappelé", a estimé M. Carduner, le directeur général de Google Europe du Sud (interview paru sur journalisme.com le 25/09/2011). La mise sur le même plan des hébergeurs et des éditeurs serait "extrêmement dangereuse", selon lui, car les plateformes ne peuvent pas avoir la maîtrise de tous les contenus qu'elles hébergent.
Cet exemple est représentatif des nombreux procès et conflits qui touchent régulièrement Google. Youtube, le site de partage de vidéos racheté par Google en 2006, reste au centre de plusieurs affaires judiciaires. Des groupes de médias internationaux comme Viacom ou Mediaset, mais aussi TF1 en France, demandent réparations pour la diffusion de contenus piratés sur le site.
Plus généralement, Google prône le maintien de la distinction juridique entre hébergeur et éditeurs de contenus, introduite par la loi sur la confiance dans l'économie numérique (LCEN) de juin 2004. Le groupe n'a pas signé les accords Olivennes sur le piratage "car le statut d'hébergeur n'y est pas bien rappelé", a estimé M. Carduner, le directeur général de Google Europe du Sud (interview paru sur journalisme.com le 25/09/2011). La mise sur le même plan des hébergeurs et des éditeurs serait "extrêmement dangereuse", selon lui, car les plateformes ne peuvent pas avoir la maîtrise de tous les contenus qu'elles hébergent.
Google s'associe avec les journalistes
En octobre 2010, Google annonce l’investissement de 5 millions de dollars dans les web médias pour "encourager l’innovation dans le journalisme en ligne". Depuis, le géant du web multiplie les partenariats avec les journalistes.
Le 23 mai 2011, Youtube, filiale de Google, lance une collaboration avec l’AFP et le Centre de Formation des Journalistes (CFJ). L’objectif est de créer une chaine de web tv sur les élections présidentielles de 2012 en France. Baptisé "youtube elections 2012 ", ce site web est alimenté par des productions des étudiants du CFJ et de plusieurs chaines partenaires telles que BFM TV ou France 24. Avec ce projet, le site de streaming fait donc ses premiers pas dans le "journalisme web TV".
Quelques jours plus tard, Google s’associe avec une autre école de journalisme, celle de sciences Po Paris, "afin de promouvoir la qualité et l’inventivité de l’information sur les réseaux numériques". Ce partenariat prévoit l’attribution d’un prix de l’innovation en journalisme et de bourses pour les journalistes. Ce partenariat, avec à la clé près de 100 000 euros à gagner, "s’inscrit pleinement dans la démarche de Google de favoriser l’accès à l’information", selon le directeur général de Google France. Cette opération met en lumière la nouvelle implication du géant américain dans le monde médiatique.
Enfin, Google vient d’annoncer sur son blog, en collaboration avec Associated Press, la création d’une bourse d’études pour développer des nouveaux concepts de journalisme en ligne. Le moteur de recherche et l’agence de presse américaine offriront six bourses d’une valeur de 20 000 dollars chacune à six étudiants dans un domaine qui alliera à la fois nouvelles technologies (data mining, visualisation de données, mobilité, 3D, crowdsourcing, HTML5), journalisme et nouveaux médias. L’exemple de Google actu qui a irrité les groupes médias semble avoir convaincu l’entreprise américaine de créer, ou en tout cas de financer ses propres contenus pour s’affirmer un peu plus comme un acteur incontournable de l’information sur le web.
Concernant les éditeurs de presse, Google se propose par exemple de participer à la numérisation de leurs archives. Le groupe californien vient d'annoncer le lancement aux États-Unis de son service de numérisation et d'archivage des journaux, News Archive Search. Le groupe souhaite a priori développer le concept en France dans un avenir proche. Un nouveau moyen de développer son activité et d’être en phase avec l’évolution des nouvelles technologies.
Le 23 mai 2011, Youtube, filiale de Google, lance une collaboration avec l’AFP et le Centre de Formation des Journalistes (CFJ). L’objectif est de créer une chaine de web tv sur les élections présidentielles de 2012 en France. Baptisé "youtube elections 2012 ", ce site web est alimenté par des productions des étudiants du CFJ et de plusieurs chaines partenaires telles que BFM TV ou France 24. Avec ce projet, le site de streaming fait donc ses premiers pas dans le "journalisme web TV".
Quelques jours plus tard, Google s’associe avec une autre école de journalisme, celle de sciences Po Paris, "afin de promouvoir la qualité et l’inventivité de l’information sur les réseaux numériques". Ce partenariat prévoit l’attribution d’un prix de l’innovation en journalisme et de bourses pour les journalistes. Ce partenariat, avec à la clé près de 100 000 euros à gagner, "s’inscrit pleinement dans la démarche de Google de favoriser l’accès à l’information", selon le directeur général de Google France. Cette opération met en lumière la nouvelle implication du géant américain dans le monde médiatique.
Enfin, Google vient d’annoncer sur son blog, en collaboration avec Associated Press, la création d’une bourse d’études pour développer des nouveaux concepts de journalisme en ligne. Le moteur de recherche et l’agence de presse américaine offriront six bourses d’une valeur de 20 000 dollars chacune à six étudiants dans un domaine qui alliera à la fois nouvelles technologies (data mining, visualisation de données, mobilité, 3D, crowdsourcing, HTML5), journalisme et nouveaux médias. L’exemple de Google actu qui a irrité les groupes médias semble avoir convaincu l’entreprise américaine de créer, ou en tout cas de financer ses propres contenus pour s’affirmer un peu plus comme un acteur incontournable de l’information sur le web.
Concernant les éditeurs de presse, Google se propose par exemple de participer à la numérisation de leurs archives. Le groupe californien vient d'annoncer le lancement aux États-Unis de son service de numérisation et d'archivage des journaux, News Archive Search. Le groupe souhaite a priori développer le concept en France dans un avenir proche. Un nouveau moyen de développer son activité et d’être en phase avec l’évolution des nouvelles technologies.
Un danger pour le journalisme en ligne ?
Certains journaux reprochent à Google de citer leurs articles sur le site Google News sans partager les recettes publicitaires. Le géant du web se défend en déclarant que le contenu n'est pas repris mais seulement indexé, et qu’il est clairement attribué au journal dont il provient.
"Le refus de Google de partager les revenus contribue à affaiblir le modèle économique des fournisseurs de contenu", déclarait le sociologue Jean-Marie Charon lors d’une interview pour Educpros.fr. Cela pourrait selon lui déprécier à terme la qualité de l’information en ligne.
Gilles Tanguy, journaliste au mensuel Capital interviewé par journalismes.info, n’est pas de cet avis. Pour lui, Google News "ne pille pas du tout les autres médias". Il reste un "annuaire de liens" et devrait "rester dans son rôle d’agent de circulation sur le net". Concernant le journalisme télé, Gilles Tanguy ne croit pas à une concurrence directe de Google avec les autres chaînes. Selon lui, le géant du web devrait "s’arrêter à la diffusion d’événements sportifs et de films", notamment via Google TV.
Un danger à nuancer donc, mais pas sûr qu'à terme, Google ne reste qu'un simple agrégateur de contenus.
"Le refus de Google de partager les revenus contribue à affaiblir le modèle économique des fournisseurs de contenu", déclarait le sociologue Jean-Marie Charon lors d’une interview pour Educpros.fr. Cela pourrait selon lui déprécier à terme la qualité de l’information en ligne.
Gilles Tanguy, journaliste au mensuel Capital interviewé par journalismes.info, n’est pas de cet avis. Pour lui, Google News "ne pille pas du tout les autres médias". Il reste un "annuaire de liens" et devrait "rester dans son rôle d’agent de circulation sur le net". Concernant le journalisme télé, Gilles Tanguy ne croit pas à une concurrence directe de Google avec les autres chaînes. Selon lui, le géant du web devrait "s’arrêter à la diffusion d’événements sportifs et de films", notamment via Google TV.
Un danger à nuancer donc, mais pas sûr qu'à terme, Google ne reste qu'un simple agrégateur de contenus.


Fil d'info




















Place Gre'Net, un "Mediapart" à Grenoble







