Guillaume Navarro ou la bonne aspiration


Sylvain Clément
Jeudi 19 Novembre 2009

Vainqueur en 2008 du prestigieux concours Bridgestone e-reporter, voie royale pour tout aspirant journaliste souhaitant faire carrière dans le monde du sport automobile, Guillaume Navarro a gravi les échelons les uns après les autres pour être aujourd'hui et à seulement 24 ans, l'envoyé spécial de RMC sur tous les Grand Prix de la saison. Portrait d'un espoir devenu grand.


Une victoire de prestige dans le Bridgestone e-reporter est l' assurance d'une carrière bien lancée / DR
Une victoire de prestige dans le Bridgestone e-reporter est l' assurance d'une carrière bien lancée / DR
« Un garçon enthousiaste, présentant bien, compétent, posant les bonnes questions et évitant d’être un supporter de X ou de Y, ce qui n’est pas facile ». Quand ces mots sortent de la plume de Jean-Louis Moncet, consultant vedette de TF1 pour la Formule 1, ils veulent dire quelque chose. Destinés à Guillaume Navarro, vainqueur du Bridgestone e-reporter 2008, ils prennent encore plus d’ampleur. C’est que le jeune homme à du talent à revendre. Membre à tout juste 24 ans du « team » RMC-sport, et désormais envoyé spécial aux quatre coins de la planète lors des Grands Prix, l’ascension professionnelle de ce natif de Saint-Brieuc a de quoi donner le vertige. Vous avez dit talentueux ?


De la comptabilité à RMC ...

Guillaume Navarro ici à gauche en compagnie de Bruno Senna, neveu du grand Ayrton Senna / DR
Guillaume Navarro ici à gauche en compagnie de Bruno Senna, neveu du grand Ayrton Senna / DR
Pourtant au départ rien ou presque ne laissait présager une telle trajectoire : « J’ai suivi des études de langues, jusqu’au Master avant de suivre une formation complémentaire de gestion et comptabilité. J’ai également enseigné en tant qu’assistant de français à l’étranger ». Mais quel rapport avec le journalisme me direz-vous ? « J’ai toujours écrit et énormément lu la presse spécialisée française et British. De façon vraiment hardcore ». Alors quand la passion prit définitivement le pas sur le cursus universitaire, Guillaume Navarro décide de tout arrêter pour se « dédier intégralement à ce concours ». C’est que le prix en vaut la chandelle. Chaque année, son lauréat se voit offrir parmi d’autres cadeaux, une place dans la rédaction d’un grand magazine européen et surtout une carte de visite prestigieuse. Vous êtes dès lors considéré comme un grand espoir, mieux  encore, comme la relève en matière de sports motorisés.
Mais pour en arriver là et franchir la ligne d’arrivée en tête au détriment des autres concurrents, la route était encore parsemée d’embûches : « Je me suis financé des déplacements sur des courses, me suis démultiplié, ai écrit, soumis des papiers tout en me créant un carnet d’adresses de contacts clés, dans le monde de la Formule 1 et dans différentes séries ». Vous avez dit acharné ?
Bien lui en a pris puisque son investissement va finir par payer …
D’un point de vue matériel tout d’abord avec le gain de nombreux lots (ordinateur portable…), également d’un point de vue professionnel avec la possibilité de couvrir d’autres évènements pour le manufacturier japonais. Une occasion rêvée pour je cite « se crédibiliser auprès de nombreuses personnes ». La boucle est alors bouclée et la victoire enfin à portée. Conséquence directe ?
Une embauche en tant que correspondant France pour les activités d’une agence de presse spécialisée en sport automobile. Puis tout s’accélère très vite pour le Briochin. « J’ai obtenu la possibilité d’intégrer l’équipe de RMC Sport et depuis je commente avec mon collègue Stéphane Samson, sans doute le meilleur journaliste F1 en France, les Grands Prix en direct et le reste du temps, je fais des papiers radio, web ainsi que des duplex et plateaux pour la chaine BFM TV ».
Sans oublier les nombreuses publications dans plusieurs quotidiens, hebdos et autres mensuels … Vous avez dit épanoui ?

« J'y cumule toutes mes passions »

« Mon objectif désormais est clairement de faire carrière en sport automobile ». Pas question pour lui d’envisager « pour l’instant » le journalisme autre part que dans cette branche très particulière. « J’y cumule toutes mes passions : l’écriture, les voyages, l’utilisation au quotidien de la langue de Shakespeare, les voitures, la photo, le travail sous pression permanente, le fait de devoir toujours aller puiser des ressources insoupçonnées, la réactivité et surtout l’adrénaline ». Que demander de plus ?
« Pour notre métier, que le papier subsiste et conserve son public car il est indispensable et surtout complémentaire du web. Le journalisme comme tout le monde le sait est aujourd’hui dans une phase critique, où il est demandé aux correspondants, aux responsables desk et aux différents protagonistes d’être extrêmement multi-cartes, afin de suivre le rythme du net et de la concurrence exacerbée. Il faut également en permanence rentabiliser sa présence terrain ».  Vous avez dit compétent ?
Mieux que cela, un champion talentueux et épanoui qui grâce à son acharnement et à sa volonté a réalisé son rêve. Le tout sans sorties de route…
Le journaliste de RMC sur tous les fronts ici en interview avec le patron de la Formule 1, Bernie Ecclestone
Le journaliste de RMC sur tous les fronts ici en interview avec le patron de la Formule 1, Bernie Ecclestone

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Tags : portrait, RMC, sport


           

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