Géo invente le 'transjournalisme'


Julien Perrot
Vendredi 23 Novembre 2007

Depuis le 12 octobre dernier, le magazine Géo a lancé le "webreportage", une nouvelle forme de reportage spécialement créée pour son site Internet. Un nouveau concept qui devrait faire des émules sur la Toile.


Le webreportage est une forme inédite de journalisme, spécialement conçue pour Internet.
Le webreportage est une forme inédite de journalisme, spécialement conçue pour Internet.
"Le transjournalisme est une forme nouvelle de grand reportage, une approche transmedia qui traverse l'info en profondeur". Jean-Luc Marty, directeur éditorial et rédacteur en chef du magazine Géo, est fier de son nouveau bébé. Avec Nicolas Wierzbicki, le webmaster éditorial de leur site Internet, ils ont élaboré un nouveau concept élaboré pour exploiter toutes les possibilités offertes par ce nouvel outil qu'est le Web pour la presse en ligne. Son nom : le webreportage. Une nouvelle forme de reportage inédite dans le paysage médiatique français, et entièrement gratuite.

"Dans Géo, qui existe depuis 1979, nous avons une tradition du grand reportage que l'équipe a cherché à transposer sur Internet en créant le concept du transjournalisme", explique Jean-Luc Marty. Concrètement, le webreportage consiste en une série de dossiers consacrés à un sujet particulier qui est décliné en séquences agrémentées de vidéos, de photos, de documents, de musiques et de liens vers des sites web. Cette forme originale de reportage permet d'offrir à l'internaute toutes les clés de compréhension du sujet et de nombreuses possibilités d'aller plus loin que le simple survol de l'information. Un making of est également accessible, sous forme d'un bloc notes renvoyant à des vidéos commentées pour expliquer les conditions dans lesquelles les informations ont été recueillies.

Une écriture tout en verticalité

Un magazine tirant à 500 000 exemplaires, à l'avant-poste de la presse en ligne.
Un magazine tirant à 500 000 exemplaires, à l'avant-poste de la presse en ligne.
Les sujets des webreportages ressemblent à ceux qui peuvent être traités dans les colonnes de l'édition imprimée du magazine, sauf que leur écriture n'est plus horizontale mais tout en verticalité, avec les différentes entrées des rubriques. Chaque reportage est décliné sous forme de feuilletons hebdomadaires qui correspondent aux différents angles d'approche du sujet. Le site proposera six grands reportages par an, avec l'objectif de passer à douze. Et les films peuvent être lus sur un baladeur iPod.

Après les kidnappings à Mexico, le prochain reportage sera consacré à Johannesburg, en Afrique du Sud. Ces reportages sont concoctés par l'équipe du magazine sur des sujets "internationaux, plutôt urbains, avec un fort contenu journalistique", souligne Jean-Luc Marty. Pour l'instant, cette initiative n'a pas de véritable modèle économique. Le magazine Géo, qui appartient au groupe Prisma Presse et qui tire à 500 000 exemplaires en France et en Allemagne, peut se permettre de faire exister cette nouvelle forme de journalisme. Mais des solutions sont à l'étude pour en faire une entreprise rentable, comme du sponsoring ou des partenariats avec d'autres médias.

Lu 744 fois
Notez



           

La campagne présidentielle vue par les étudiants de l'EJDG en partenariat avec le Dauphiné Libéré

Twitter
Rss
Podcast



Inscription à la newsletter