Ces évolutions font du réseau social un relais d’information incontournable pour les organes de presse, obligés d'adapter leurs pratiques à la révolution numérique. Par ce biais les quotidiens d’information partent à la conquête du "jeune lectorat", celui de la génération 2.0, qui s’informe presque exclusivement sur Internet et les réseaux sociaux. Pour capter leur attention, ces quotidiens diffusent une partie de leurs articles sur leur page Facebook sous la forme d'un flux envoyé et mis à jour de manière continue (entre sept et huit chaque jour). Le but étant de capter l’attention - très volatile - de ces natifs du numérique qui ont pris l’habitude de picorer l’information. L’enjeu est de taille : près de 20 millions d’utilisateurs actifs en France sur Facebook, dont 52% qui ont entre 18 et 34 ans.
Ce phénomène prend de plus en plus d’ampleur en France, où les sites de presse ont recours à Facebook pour aller chercher des lecteurs en ligne. Les lecteurs ne passent plus uniquement par la page d’accueil des sites d’information et par Google mais par la page officielle de ces sites de presse, en devenant "fan" de ces derniers sur le réseau social. Une menace pour Google qui voit les internautes se détourner du moteur de recherche au profit du célèbre réseau social. L’information vient à eux directement, grâce au "fil d’actualité" de Facebook. Actuellement, la page Facebook du Monde compte 270000 "fans".
Ce phénomène prend de plus en plus d’ampleur en France, où les sites de presse ont recours à Facebook pour aller chercher des lecteurs en ligne. Les lecteurs ne passent plus uniquement par la page d’accueil des sites d’information et par Google mais par la page officielle de ces sites de presse, en devenant "fan" de ces derniers sur le réseau social. Une menace pour Google qui voit les internautes se détourner du moteur de recherche au profit du célèbre réseau social. L’information vient à eux directement, grâce au "fil d’actualité" de Facebook. Actuellement, la page Facebook du Monde compte 270000 "fans".
Le développement exponentiel de Facebook pourrait entraîner des changements sur la façon d’écrire les articles
Et l’apport généré par Facebook pour les sites d’information, bien que modeste, est en constante augmentation. En mars 2011, pour lemonde.fr, il représente 2,5% de l’audience, contre 18% pour l’apport via les moteurs de recherche. Les visites issues de Facebook ont été multipliées par cinq entre février 2010 et février 2011, passant de 170 000 à près de 900 000. Cette proportion prend plus de poids chez certains magazines. Le site de Glamour et celui de Vogue recueillent déjà 12 % de leur audience grâce à Facebook. Pour le site du mensuel GQ, cette proportion monte à 16 %. Il est ainsi demandé aux journalistes de faire la promotion de leurs articles sur les réseaux sociaux.
Le développement exponentiel de Facebook pourrait entraîner des changements sur la façon d’écrire les articles. Quand le référencement sur les moteurs de recherche impose de choisir un titre informatif et clair, facilement identifiable dans l’algorithme de Google, la logique sur les réseaux sociaux est différente : il faut séduire avec des titres incitatifs, drôles, provocateurs.
Un changement qui risque de modifier les habitudes des utilisateurs du réseau social, mais aussi des professionnels de l’information.
Le développement exponentiel de Facebook pourrait entraîner des changements sur la façon d’écrire les articles. Quand le référencement sur les moteurs de recherche impose de choisir un titre informatif et clair, facilement identifiable dans l’algorithme de Google, la logique sur les réseaux sociaux est différente : il faut séduire avec des titres incitatifs, drôles, provocateurs.
Un changement qui risque de modifier les habitudes des utilisateurs du réseau social, mais aussi des professionnels de l’information.
Depuis octobre 2011 pour les utilisateurs français, Facebook est devenu un outil d’information. La création de l’onglet "s’abonner" permet de recevoir les informations de personnalités publiques qui ne font pas partie de leur réseau, à condition que ces dernières autorisent les abonnements à leur page. Une fonction directement inspirée de Twitter et qui vise à concurrencer le site de microblogging.
Un nouvel onglet qui vise à lutter contre les imperfections de l’ancien système : selon un chiffre rendu public, seuls 7.5% des personnes fans d’une page voient chaque jour un post publié dans leur fil d’actualité. La raison : le post est noyé parmi les autres informations.
À la différence de Twitter, Facebook était peu utilisé par les journalistes comme un outil professionnel, la faute à la limite maximum de 5 000 amis, qui limitait la zone de diffusion de l’information. Avec cette nouvelle fonctionnalité qui permet de s’abonner, finie cette limite. Les professionnels de l’information peuvent désormais réinvestir Facebook.
Un nouvel onglet qui vise à lutter contre les imperfections de l’ancien système : selon un chiffre rendu public, seuls 7.5% des personnes fans d’une page voient chaque jour un post publié dans leur fil d’actualité. La raison : le post est noyé parmi les autres informations.
À la différence de Twitter, Facebook était peu utilisé par les journalistes comme un outil professionnel, la faute à la limite maximum de 5 000 amis, qui limitait la zone de diffusion de l’information. Avec cette nouvelle fonctionnalité qui permet de s’abonner, finie cette limite. Les professionnels de l’information peuvent désormais réinvestir Facebook.


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