Twitter, Facebook, les e-mails et les bases de données seront-ils au cœur de la campagne présidentielle de 2012 ? C’est la question que les journalistes, les communicants et les internautes se posent ces derniers temps, convaincus de la main mise que pourraient prendre les réseaux sur la course à la présidentielle. Derrière cette interrogation, se cache le souvenir de la campagne de Barack Obama en 2008, précurseur dans le domaine.
En ce qui concerne la France, depuis 2007, les habitudes face au web ont beaucoup évolué. De 200 000 inscrits, Facebook est passé à 20 millions de comptes. Twitter possède quant à lui au moins 2 millions de membres et semble avoir décollé en France au moment de l’audience de DSK, le 16 mai, devant la Cour pénale de New York : elle n’était relayée que grâce aux tweets des personnes présentes dans le tribunal.
Face à cet engouement, certains se posent en garde-fou. Erwann Gaucher, consultant média et journaliste, a publié il y a quelques semaines sur son blog Cross Media Consulting, un article qui sonne comme un rappel à la réalité : « La présidentielle 2012 ne sera pas numérique ». Par ce papier, Erwann Gaucher veut « remettre les choses à plat, notamment en termes d’audience et d’influence. » Il estime que « penser que Twitter va jouer un rôle important dans la campagne est une espèce de fantasme. Ce réseau est aujourd’hui utilisé par 2 ou 3 millions de personnes en France alors qu’un candidat qui passe au 20h de TF1 va faire une audience de 10 millions d’un seul coup. »
En ce qui concerne la France, depuis 2007, les habitudes face au web ont beaucoup évolué. De 200 000 inscrits, Facebook est passé à 20 millions de comptes. Twitter possède quant à lui au moins 2 millions de membres et semble avoir décollé en France au moment de l’audience de DSK, le 16 mai, devant la Cour pénale de New York : elle n’était relayée que grâce aux tweets des personnes présentes dans le tribunal.
Face à cet engouement, certains se posent en garde-fou. Erwann Gaucher, consultant média et journaliste, a publié il y a quelques semaines sur son blog Cross Media Consulting, un article qui sonne comme un rappel à la réalité : « La présidentielle 2012 ne sera pas numérique ». Par ce papier, Erwann Gaucher veut « remettre les choses à plat, notamment en termes d’audience et d’influence. » Il estime que « penser que Twitter va jouer un rôle important dans la campagne est une espèce de fantasme. Ce réseau est aujourd’hui utilisé par 2 ou 3 millions de personnes en France alors qu’un candidat qui passe au 20h de TF1 va faire une audience de 10 millions d’un seul coup. »
Mais quelle utilisation les hommes politiques peuvent-ils faire des réseaux sociaux dans un objectif de campagne électorale? Les dernières remarques de Franck Louvrier, le conseiller en communication de Nicolas Sarkozy, peuvent nous mettre sur la voie. Aux Echos, en juillet, il affirmait : « La vraie révolution, ce n’est pas Internet mais la TNT ». Pour Erwann Gaucher : « cette déclaration prouve, même s’ils ont peut-être tort, que les politiques de premier plan, ceux qui ont une véritable chance d'être présent au second tour ne mettront pas le paquet sur les réseaux par rapport aux médias traditionnels qu'ils connaissent par coeur, dont ils maitrisent les codes et dont ils n'ont en général rien à craindre. Les candidats importants ne maitrisent pas ces outils-là numériques. Ils n’en connaissent pas les langages et pourraient avoir beaucoup à y perdre. Sels les outsiders investiront vraiment les réseaux pour cette campagne. »
Imaginez quelques instants Nicolas Sarkozy ouvrir un compte qu’il tiendrait lui-même sur Twitter. Erwann Gaucher rappelle les débuts et premiers déboires de Frédéric Lefebvre sur ce réseau social : « L’un des premiers mouvements d’une bonne partie des utilisateurs a été de le signaler comme un spam à Twitter de façon à ce qu’il soit exclu. Et le compte a été fermé ! » Pour le consultant média, « si Nicolas Sarkozy animait son compte Twitter, une grosse partie des utilisateurs se ferait un malin plaisir de le harceler. »
Lorsqu’on ne connaît pas les codes d’un réseau social, il est très difficile à manipuler : tout l’intérêt d’une présence réseau réside dans le dialogue qu’on peut y établir. Mais, il ne faut pas abuser de l’humour, le charisme ne passe pas directement… Les difficultés sont multiples surtout quand on « dialogue relativement peu avec le commun des mortels. »
Et si en 2017, il y avait « une nouvelle génération d’hommes politiques un peu plus web compatible », on pourrait imaginer qu’ils feraient une campagne 100% sur les réseaux sociaux. Mais cela à condition que les dits réseaux ne soient pas passés de mode, car on sait à quelle vitesse les moyens de communication sur la toile se font et se défont.
Lorsqu’on ne connaît pas les codes d’un réseau social, il est très difficile à manipuler : tout l’intérêt d’une présence réseau réside dans le dialogue qu’on peut y établir. Mais, il ne faut pas abuser de l’humour, le charisme ne passe pas directement… Les difficultés sont multiples surtout quand on « dialogue relativement peu avec le commun des mortels. »
Et si en 2017, il y avait « une nouvelle génération d’hommes politiques un peu plus web compatible », on pourrait imaginer qu’ils feraient une campagne 100% sur les réseaux sociaux. Mais cela à condition que les dits réseaux ne soient pas passés de mode, car on sait à quelle vitesse les moyens de communication sur la toile se font et se défont.


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