Au Vietnam, les ficelles des télés, radios et journaux sont tenues par les plus hautes autorités politiques. Pour trouver des informations non censurées ou exprimer leur opinion, les Vietnamiens se détournent donc des kiosques... pour se diriger vers leur ordinateur et Internet.
Les pouvoirs publics imposent en effet aux médias traditionnels leurs règles, lois et normes afin d'orienter les individus vers une pensée commune. Le journalisme est devenu l'instrument de communication politique du Parti communiste et des ministères.
Les pouvoirs publics imposent en effet aux médias traditionnels leurs règles, lois et normes afin d'orienter les individus vers une pensée commune. Le journalisme est devenu l'instrument de communication politique du Parti communiste et des ministères.
Le Vietnam considéré comme ennemi d'Internet par RSF
Face à l’explosion d'Internet, la multiplication des blogs et forums, les autorités ont dû renforcer le contrôle des publications en ligne pour ne pas perdre la guerre de l'information.
Ils ont ainsi acheté des systèmes technologiques de filtrage performants pour interdire aux citoyens l'accès à des sites web contenant des renseignements réputés sensibles sur le plan politique ou proposant des produits sexuels ou corrompus. Voici pour la version officielle.
En réalité, la censure s'attaque aux sites web qui défient l'orthodoxie politique de l'État. Principale cible de ce nettoyage de la toile : les critiques et remises en question du monopole et de l'action sur la scène politique du Parti communiste.
Ce sujet épineux est longuement abordé dans le Règlement d’administration du journalisme et des médias publics du Vietnam? Un règlement aux allures de loi avec des commandements clairement définis : pas touche au Parti communiste et aux décisionnaires ou aux institutions. Des punitions sont apposées en cas de violation de ces règles.
Le Vietnam figure donc logiquement parmi les 15 ennemis d'Internet, liste établie par Reporters Sans Frontières, "grâce" notamment à des grappes d'arrestation de blogueurs en cette année 2008.
Ils ont ainsi acheté des systèmes technologiques de filtrage performants pour interdire aux citoyens l'accès à des sites web contenant des renseignements réputés sensibles sur le plan politique ou proposant des produits sexuels ou corrompus. Voici pour la version officielle.
En réalité, la censure s'attaque aux sites web qui défient l'orthodoxie politique de l'État. Principale cible de ce nettoyage de la toile : les critiques et remises en question du monopole et de l'action sur la scène politique du Parti communiste.
Ce sujet épineux est longuement abordé dans le Règlement d’administration du journalisme et des médias publics du Vietnam? Un règlement aux allures de loi avec des commandements clairement définis : pas touche au Parti communiste et aux décisionnaires ou aux institutions. Des punitions sont apposées en cas de violation de ces règles.
Le Vietnam figure donc logiquement parmi les 15 ennemis d'Internet, liste établie par Reporters Sans Frontières, "grâce" notamment à des grappes d'arrestation de blogueurs en cette année 2008.
Symbole de la censure : le cas de la grippe aviaire
Symbole de cette volonté de filtrer les informations, le cas de la grippe aviaire. L’expansion de la maladie s’est déroulée en quatre périodes : de la fin de l’année 2003 jusqu’à mi-2004, du début de l’année 2005 à octobre 2005, de décembre 2006 à mars 2007 et au mois de mai 2007.
Pendant les deux premières périodes, les autorités vietnamiennes ont recensé 50 cas d'épidémie et plus de 10 victimes. La deuxième phase de propagation de cette épidémie a elle été marquée par 66 contaminés entraînant 22 décès. Malgré l'ampleur du phénomène, ces chiffres ont été cachés et la vérité étouffée. Même sur Internet, le sujet est resté confidentiel : peu d'infos, pas de buzz.
Motif de cet omerta : le Vietnam préparait alors le SEAGAMES (compétition sportive en Asie au Sud Est) et, souhaitant ne pas être discrédité par des articles sur son incapacité à contrecarrer la grippe aviaire, a filtré les informations.
Pendant les deux premières périodes, les autorités vietnamiennes ont recensé 50 cas d'épidémie et plus de 10 victimes. La deuxième phase de propagation de cette épidémie a elle été marquée par 66 contaminés entraînant 22 décès. Malgré l'ampleur du phénomène, ces chiffres ont été cachés et la vérité étouffée. Même sur Internet, le sujet est resté confidentiel : peu d'infos, pas de buzz.
Motif de cet omerta : le Vietnam préparait alors le SEAGAMES (compétition sportive en Asie au Sud Est) et, souhaitant ne pas être discrédité par des articles sur son incapacité à contrecarrer la grippe aviaire, a filtré les informations.
Une journaliste d'un quotidien papier, témoignant sous couvert d'anonymat, confirme la difficulté d'accomplir au quotidien son métier librement. Récemment, elle s'est ainsi vue censurer par son propre comité de rédaction : « L'Etat affirme vouloir construire un État de droit. Dans un article, j'ai dit que pour bâtir un État de droit, il faut d’abord créer les conditions propres à la liberté d'action et d'opinion. Car une majorité de citoyens n'osent pas dire ce qu'ils veulent, par peur de représailles. Le rédacteur en chef a refusé l'article. D'après lui, il rappelait des papiers qui avaient conduit à deux arrestations quelques semaines avant. Les deux journalistes avaient été accusés de fournir de fausses informations qui nuisent aux lecteurs. Les deux interpellés affirment pourtant disposer de preuves pour étayer leurs infos. »


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La blogosphère cubaine sous surveillance








