Comment pourrait-on définir la politique du site en matière de format vidéo ?
En premier lieu, il faut savoir que le site d’Arte (Arte.tv ) a été conçu comme soutien aux programmes diffusés à l’antenne. Par le renfort de bandes-annonces mais aussi de manière à proposer des compléments d’information liés à la programmation Arte : extraits, compléments, interviews, avant-premières…Toutes sortes de bonus web.
Puis on a développé d’autres services pour nos téléspectateurs et ceux qui connaissent Arte, tels que Arte Live Web, Arte Creative ou encore Arte VOD. Ce sont des contenus qui ont été pensés en fonction du profil de notre public et qui concordent avec la politique -avant tout culturelle- de la chaîne. Par exemple, Arte Live Web qui propose des concerts et autres spectacles vivants. La page d’accueil répond à deux mots d’ordre : la programmation et l’actualité. Au mois de février, c’est ainsi la Berlinale qui sera à l’honneur car c’est un évènement culturel auquel Arte participe, que la chaîne soutient et promeut.
Mais il ya également d’autres actualités, ce sont celles liées à la programmation : les films, documentaires et ce qu’on appelle les highlights. Ensuite, on essaie de proposer pour chaque univers Arte (Echappées culturelles, Européens…) un top teezer, présentant un sujet-phare ou dominant l’actualité.
La page d’accueil du site offre notamment la possibilité d’accéder aux contenus d’Arte Live web, Arte+7 et Arte Creative. Alors, le site internet : outil complémentaire ou entité à part entière ?
Oui dans les deux cas. La page d’accueil se veut comme une préface du contenu du site. Comme un avant-goût du contenu et des possibilités d’accès aux différentes plateformes. Chaque plateforme a son identité propre car ce sont des contenus personnels et distincts pour chacune, avec un point commun qui reste Arte. Arte en tant que chaîne culturelle, en tant que soutien à des artistes, y compris ceux de demain. Une ouverture sur tout ce qui est créatif symbolisée par exemple par la plateforme Arte Creative, que nous pensons vouée à une notoriété grandissante.
Si on y ajoute la fenêtre des Univers Arte, celles des Global Mag et autres Tracks, on se dit que la page d’accueil du site est une vitrine de ce que fait « de mieux » Arte sur ses différents supports. Peut-on parler de complémentarité ?
Difficile de dire ce qui est « le mieux ». Pour les auteurs, les réalisateurs, leur émission est la meilleure. Et même si Arte se veut une chaîne européenne à dominante culturelle, elle tient à rester généraliste, offrir des programmes et de la programmation dans tous les domaines. Tout en essayant d’être avant-gardiste, de proposer des choses que certains n’oseront pas forcément faire. On ose faire des choses qui sortent de l’ordinaire, qui sortent de ce qu’on entend partout. Arte ne connaît pas cette contrainte d’audience qui fait que l’on peut par exemple diffuser du cinéma d’auteur.
Au final, on peut dire que la page d'accueil a pour volonté première d’informer. D’informer à l’avance, immédiatement comme de permettre de continuer à en parler.
La page d’accueil du site propose un certain éclectisme en matière de vidéo (durée, sujet, taille des fenêtres…). Par volonté de hiérarchisation ?
C’est toujours le sujet qui prime. Ainsi, la hiérarchisation induite par la taille des fenêtres est régie par la structure du site et ses impératifs (accès aux autres plateformes, vidéo du jour…), mais ce formatage graphique et technique peut être amené à se décliner selon la primeur et l’importance du contenu. Par exemple, un magazine comme Global Mag a bénéficié d'une grande fenêtre lors de son lancement, il est aujourd’hui cantonné à une petite fenêtre tout en pouvant prochainement être à nouveau mis en avant. Finalement, la question pourrait être : sur quoi doit-on communiquer en priorité ?
En premier lieu, il faut savoir que le site d’Arte (Arte.tv ) a été conçu comme soutien aux programmes diffusés à l’antenne. Par le renfort de bandes-annonces mais aussi de manière à proposer des compléments d’information liés à la programmation Arte : extraits, compléments, interviews, avant-premières…Toutes sortes de bonus web.
Puis on a développé d’autres services pour nos téléspectateurs et ceux qui connaissent Arte, tels que Arte Live Web, Arte Creative ou encore Arte VOD. Ce sont des contenus qui ont été pensés en fonction du profil de notre public et qui concordent avec la politique -avant tout culturelle- de la chaîne. Par exemple, Arte Live Web qui propose des concerts et autres spectacles vivants. La page d’accueil répond à deux mots d’ordre : la programmation et l’actualité. Au mois de février, c’est ainsi la Berlinale qui sera à l’honneur car c’est un évènement culturel auquel Arte participe, que la chaîne soutient et promeut.
Mais il ya également d’autres actualités, ce sont celles liées à la programmation : les films, documentaires et ce qu’on appelle les highlights. Ensuite, on essaie de proposer pour chaque univers Arte (Echappées culturelles, Européens…) un top teezer, présentant un sujet-phare ou dominant l’actualité.
La page d’accueil du site offre notamment la possibilité d’accéder aux contenus d’Arte Live web, Arte+7 et Arte Creative. Alors, le site internet : outil complémentaire ou entité à part entière ?
Oui dans les deux cas. La page d’accueil se veut comme une préface du contenu du site. Comme un avant-goût du contenu et des possibilités d’accès aux différentes plateformes. Chaque plateforme a son identité propre car ce sont des contenus personnels et distincts pour chacune, avec un point commun qui reste Arte. Arte en tant que chaîne culturelle, en tant que soutien à des artistes, y compris ceux de demain. Une ouverture sur tout ce qui est créatif symbolisée par exemple par la plateforme Arte Creative, que nous pensons vouée à une notoriété grandissante.
Si on y ajoute la fenêtre des Univers Arte, celles des Global Mag et autres Tracks, on se dit que la page d’accueil du site est une vitrine de ce que fait « de mieux » Arte sur ses différents supports. Peut-on parler de complémentarité ?
Difficile de dire ce qui est « le mieux ». Pour les auteurs, les réalisateurs, leur émission est la meilleure. Et même si Arte se veut une chaîne européenne à dominante culturelle, elle tient à rester généraliste, offrir des programmes et de la programmation dans tous les domaines. Tout en essayant d’être avant-gardiste, de proposer des choses que certains n’oseront pas forcément faire. On ose faire des choses qui sortent de l’ordinaire, qui sortent de ce qu’on entend partout. Arte ne connaît pas cette contrainte d’audience qui fait que l’on peut par exemple diffuser du cinéma d’auteur.
Au final, on peut dire que la page d'accueil a pour volonté première d’informer. D’informer à l’avance, immédiatement comme de permettre de continuer à en parler.
La page d’accueil du site propose un certain éclectisme en matière de vidéo (durée, sujet, taille des fenêtres…). Par volonté de hiérarchisation ?
C’est toujours le sujet qui prime. Ainsi, la hiérarchisation induite par la taille des fenêtres est régie par la structure du site et ses impératifs (accès aux autres plateformes, vidéo du jour…), mais ce formatage graphique et technique peut être amené à se décliner selon la primeur et l’importance du contenu. Par exemple, un magazine comme Global Mag a bénéficié d'une grande fenêtre lors de son lancement, il est aujourd’hui cantonné à une petite fenêtre tout en pouvant prochainement être à nouveau mis en avant. Finalement, la question pourrait être : sur quoi doit-on communiquer en priorité ?
« Que l'impulsion vienne désormais d'Internet »
Comment se compose l’organigramme chargé de l’actualisation et/ou de la mise en page du site web ? Quel est le rôle du webmaster ?
Le service multimédia comprend une vingtaine de personnes, en plusieurs équipes, qui travaillent en collaboration étroite. Le service se compose d’une équipe rédactionnelle, située pour partie à Paris et en Allemagne, qui fournit les contenus et se charge du tri et du choix quotidien des vidéos, d’une équipe éditoriale dévolue à la mise en ligne et à l’actualisation du site et enfin d’une équipe technique aux compétences et prérogatives purement formelles.
Le webmaster fait ainsi partie de la coordination technique et n’influe en rien sur le choix des contenus.
Les vidéos sont-elles strictement réalisées par des professionnels ? Et uniquement en interne ? Ou les amateurs, voire internautes, contribuent-ils également ?
En principe, les vidéos sont le fruit exclusif de professionnels : rédacteurs, producteurs…Et il en va de même pour l’ensemble des vidéos que propose le site arte.tv (interviews, extraits de programmes…), à l’exception notable de la plateforme Arte Creative qui possède son fonctionnement propre. Toutes les images qui n’ont pas pu être diffusées dans un premier temps peuvent être par la suite mises à profit, cela reste des productions internes.
Qu’en est-il de l’exclusivité de ces contenus vidéo ?
Elles le sont par principe, en-dehors des traditionnelles négociations de droits conclues avec les auteurs et producteurs. Et en dehors du piratage, difficilement contrôlable.
Quelles sont les ambitions d’Arte pour le site dans un futur proche ?
La tendance à venir, l’année prochaine voire dans deux ans, ce serait de faire du crossmedia. C’est un projet actuellement en gestation. Aujourd’hui, c’est l’antenne qui donne l’impulsion sur les contenus web et le principe du crossmedia, c’est d’inverser ce principe.
Que l’impulsion vienne désormais d’internet et qu’ensuite l’antenne se nourrisse des contenus proposés par le site web d’Arte. Imaginez que d’un webdocumentaire, de documents exclusifs et décalés sur Cannes ou la Fashion Week , on fasse des émissions à part entière diffusées à l’antenne. On part d’une webfiction pour en faire une fiction. Tout cela, c’est ce qu’on appelle le crossmedia. L’autre objectif majeur pour arte.tv, c’est d’investir les réseaux sociaux, de se faire connaître et de proposer nos productions sur ces mêmes réseaux sociaux. Enfin, s’étendre sur d’autres plateformes. Actuellement, Arte+7 est sur Youtube et Dailymotion et propose des programmes entiers, pas de simples extraits. C’est un important service que nous proposons à nos téléspectateurs, qui met en ligne près de 75% de la programmation antenne et génère près de 4 millions de streams par mois.
En parallèle, de plus en plus de télévisions vont pouvoir y accéder via des box internet (HDTV), c’est pourquoi nos programmes doivent pouvoir être accessibles sur ce support. Arte est ainsi déjà sur Free et Orange et est en contacts avec SFR. Le but, c’est de s’étendre sur tous les moyens de communication qu’offre le web.
En conclusion, la vidéo est-elle la force première du site ?
Absolument, mais il s’agit là d’une évolution normale. Depuis que le web permet une diffusion et un accès aussi simplifiés à la vidéo, celle-ci prend une place prépondérante. Il faut être moderne et proposer ce que les gens veulent voir : de l’image animée. Et puis Arte étant une chaîne de télévision, la vidéo reste par essence notre métier et ce qu’on fait de mieux.
Le service multimédia comprend une vingtaine de personnes, en plusieurs équipes, qui travaillent en collaboration étroite. Le service se compose d’une équipe rédactionnelle, située pour partie à Paris et en Allemagne, qui fournit les contenus et se charge du tri et du choix quotidien des vidéos, d’une équipe éditoriale dévolue à la mise en ligne et à l’actualisation du site et enfin d’une équipe technique aux compétences et prérogatives purement formelles.
Le webmaster fait ainsi partie de la coordination technique et n’influe en rien sur le choix des contenus.
Les vidéos sont-elles strictement réalisées par des professionnels ? Et uniquement en interne ? Ou les amateurs, voire internautes, contribuent-ils également ?
En principe, les vidéos sont le fruit exclusif de professionnels : rédacteurs, producteurs…Et il en va de même pour l’ensemble des vidéos que propose le site arte.tv (interviews, extraits de programmes…), à l’exception notable de la plateforme Arte Creative qui possède son fonctionnement propre. Toutes les images qui n’ont pas pu être diffusées dans un premier temps peuvent être par la suite mises à profit, cela reste des productions internes.
Qu’en est-il de l’exclusivité de ces contenus vidéo ?
Elles le sont par principe, en-dehors des traditionnelles négociations de droits conclues avec les auteurs et producteurs. Et en dehors du piratage, difficilement contrôlable.
Quelles sont les ambitions d’Arte pour le site dans un futur proche ?
La tendance à venir, l’année prochaine voire dans deux ans, ce serait de faire du crossmedia. C’est un projet actuellement en gestation. Aujourd’hui, c’est l’antenne qui donne l’impulsion sur les contenus web et le principe du crossmedia, c’est d’inverser ce principe.
Que l’impulsion vienne désormais d’internet et qu’ensuite l’antenne se nourrisse des contenus proposés par le site web d’Arte. Imaginez que d’un webdocumentaire, de documents exclusifs et décalés sur Cannes ou la Fashion Week , on fasse des émissions à part entière diffusées à l’antenne. On part d’une webfiction pour en faire une fiction. Tout cela, c’est ce qu’on appelle le crossmedia. L’autre objectif majeur pour arte.tv, c’est d’investir les réseaux sociaux, de se faire connaître et de proposer nos productions sur ces mêmes réseaux sociaux. Enfin, s’étendre sur d’autres plateformes. Actuellement, Arte+7 est sur Youtube et Dailymotion et propose des programmes entiers, pas de simples extraits. C’est un important service que nous proposons à nos téléspectateurs, qui met en ligne près de 75% de la programmation antenne et génère près de 4 millions de streams par mois.
En parallèle, de plus en plus de télévisions vont pouvoir y accéder via des box internet (HDTV), c’est pourquoi nos programmes doivent pouvoir être accessibles sur ce support. Arte est ainsi déjà sur Free et Orange et est en contacts avec SFR. Le but, c’est de s’étendre sur tous les moyens de communication qu’offre le web.
En conclusion, la vidéo est-elle la force première du site ?
Absolument, mais il s’agit là d’une évolution normale. Depuis que le web permet une diffusion et un accès aussi simplifiés à la vidéo, celle-ci prend une place prépondérante. Il faut être moderne et proposer ce que les gens veulent voir : de l’image animée. Et puis Arte étant une chaîne de télévision, la vidéo reste par essence notre métier et ce qu’on fait de mieux.


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