Un modèle qui fonctionne… pour le moment
Daniel Schneidermann
Et pour le moment, cela fonctionne (assez) bien. Daniel Schneidermann, directeur de la publication d’@si et actionnaire unique de la société qui l’exploite, a publié les comptes de 2008. Le bilan n’est pas si mal 200 000 euros de bénéfices.
Cependant il nuance ce bon résultat : "Dans la foulée de l'émotion suscitée par la suppression de l'émission sur France 5, en 2007, nous avons rassemblé, tout au long de notre première année et jusqu'en décembre 2008, jusqu'à 43 000 abonnés. Tous n'ont pas renouvelé leur abonnement, et nous en sommes aujourd'hui à 27000". Après plus d’un an d’expérience de payant sans publicité, Arrêt sur images fonctionne, mais reste sur le fil du rasoir : " si le téléspectateur est plutôt fidèle, l’internaute trouve le plaisir dans l’infidélité" écrit Daniel Schneiderman.
Environ un abonné sur deux a renouvelé son abonnement. Le souci perpétuel d’@si, c’est que ses abonnés soient fidèles… mais aussi d’en attirer des nouveaux. Pour être vraiment viable, l’idéal serait que le site atteigne le seuil de 30 000 abonnés. L’avantage d’@si c’est qu’il se consacre à l’univers des médias, et donne un point de vue critique. Un univers qui suscite l’intérêt. @si a su trouver un public grâce à sa thématique mais aussi grâce à son image, basée sur son indépendance vis-à-vis des publicitaires.
Cependant il nuance ce bon résultat : "Dans la foulée de l'émotion suscitée par la suppression de l'émission sur France 5, en 2007, nous avons rassemblé, tout au long de notre première année et jusqu'en décembre 2008, jusqu'à 43 000 abonnés. Tous n'ont pas renouvelé leur abonnement, et nous en sommes aujourd'hui à 27000". Après plus d’un an d’expérience de payant sans publicité, Arrêt sur images fonctionne, mais reste sur le fil du rasoir : " si le téléspectateur est plutôt fidèle, l’internaute trouve le plaisir dans l’infidélité" écrit Daniel Schneiderman.
Environ un abonné sur deux a renouvelé son abonnement. Le souci perpétuel d’@si, c’est que ses abonnés soient fidèles… mais aussi d’en attirer des nouveaux. Pour être vraiment viable, l’idéal serait que le site atteigne le seuil de 30 000 abonnés. L’avantage d’@si c’est qu’il se consacre à l’univers des médias, et donne un point de vue critique. Un univers qui suscite l’intérêt. @si a su trouver un public grâce à sa thématique mais aussi grâce à son image, basée sur son indépendance vis-à-vis des publicitaires.
Attirer de nouveaux abonnés
Le site cherche en permanence les manières d’attirer de nouveaux « @sinautes ». Car la difficulté est de faire changer les mentalités. Car, c’est un fait : les internautes ne sont pas habitués à payer. "Voilà notre ennemi le plus redoutable, notre ennemi invisible : ce "pas habitués". Cet ennemi n'a pas de nom. Il ne connait pas les mots pour se dire. Il n'a aucune justification rationnelle " explique Daniel Schneidermann. " Le grand adversaire des nouveaux média, c’est l’inertie, celle d’une partie des abonnés qui ne voit pas le moment du renouvellement ».
Du coup, peut-être que la solution serait de faire des abonnements par tacite reconduction. En attendant il mise sur la participation active et les contributions des @sinautes : organisation d’un pique-nique/discussion, forums de discussion, prise en compte des remarques, participation aux émissions… Depuis Mars, sur les conseils des internautes, @si propose aux abonnés de parrainer un ami pour un mois afin de lui faire découvrir le site.
Du coup, peut-être que la solution serait de faire des abonnements par tacite reconduction. En attendant il mise sur la participation active et les contributions des @sinautes : organisation d’un pique-nique/discussion, forums de discussion, prise en compte des remarques, participation aux émissions… Depuis Mars, sur les conseils des internautes, @si propose aux abonnés de parrainer un ami pour un mois afin de lui faire découvrir le site.
Un site en constante évolution : de la chaine TV à l’application pour IPhone
Le 1er décembre 2008, @si s’est lancé dans une nouvelle aventure sur le petit écran. La chaîne Arrêt sur Images est disponible pour 2,50 euros par mois. Pour le moment, elle n’est disponible que sur Freebox, mais elle veut s’étendre à d’autres fournisseurs d’accès si l’expérience est concluante. On retrouve sur la chaîne les émissions du site, des archives… et les programmes s’étoffent au fil du temps. Tout comme le site, elle ne diffuse pas de publicité et son financement se fait simplement grâce aux abonnements. Ses débuts sont modestes (2000 abonnés en mai 2009), mais les créateurs sont confiants.
Depuis novembre 2009, @si a également créé une application pour IPhone et IPOd Touch. L’application est gratuite, par contre seuls les abonnés peuvent accéder à tout, comme sur le site. La création de l’application permettra peut-être d’attirer un nouveau public.
En tous les cas, cette évolution émane encore et toujours des @sinautes ! Les tarifs changent pour l’abonnement au site à partir du 7 janvier 2010 : 35 euros pour un abonnement normal, 15 pour les étudiants, chômeurs ou précaires. Et bien sûr il existe toujours l’abonnement gratuit pour ceux qui auront trouvé une raison suffisamment valable pour ne pas payer !
Depuis novembre 2009, @si a également créé une application pour IPhone et IPOd Touch. L’application est gratuite, par contre seuls les abonnés peuvent accéder à tout, comme sur le site. La création de l’application permettra peut-être d’attirer un nouveau public.
En tous les cas, cette évolution émane encore et toujours des @sinautes ! Les tarifs changent pour l’abonnement au site à partir du 7 janvier 2010 : 35 euros pour un abonnement normal, 15 pour les étudiants, chômeurs ou précaires. Et bien sûr il existe toujours l’abonnement gratuit pour ceux qui auront trouvé une raison suffisamment valable pour ne pas payer !




















Tetu.com se féminise et parle
